La lente dérive de l'industrie agro-alimentaire commence à être connue du grand public. Avant, seuls les initiés connaissaient la liste des poudres de perlimpinpin contenues dans les plats cuisinés industriels.

On savait qu'on pouvait faire confiance aux PME qui travaillaient à l'ancienne : des produits de base, des épices et herbes aromatiques et de la stérilisation ou de la surgélation, sans additifs.

On savait qu'il fallait surveiller la prolifération des E machin choses dans les conserves industrielles : antioxydants, acidifiants, émulsifiants, épaississants, colorants, etc.

Puis la vache folle est arrivée, puis les allergies se sont développées et on a appris qu'on pouvait tomber malade, voire mourir à cause de l'alimentation. Les autorités nous ont promis de surveiller tout cela, de manger sans crainte.

Mais on a encore découvert l'existence des nanoparticules. Voir l'article du Monde du 31/12/2012. Et maintenant, on découvre non seulement qu'on nous fait manger du cheval au lieu du bœuf (ce ne serait qu'une tromperie d'étiquetage), mais qu'il s'agit de minerai de viande.

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Wikipedia nous explique de quoi il s'agit : un ingrédient de l'industrie agroalimentaire pour la préparation de steaks hachés et de plats cuisinés comme les lasagnes, le hachis parmentier et la moussaka. Il consiste en un bloc de dix kilogrammes, rassemblant les chutes de découpe de la viande, des morceaux de graisse, du collagène et des fragments d'os et de cartilage !

Rue 89 du 14/3/2012 nous explique qu'autrefois, on n'aurait même pas osé l'utiliser dans les pâtés pour chat !

On n'a plus le temps de faire la cuisine, on mange des plats préparés industriels, mais on ne veut pas (ou ne peut pas) payer le prix de la qualité. Les industriels, pour conserver leurs marges face à la pression de la grande distribution et des consommateurs, réduisent les portions, augmentent les sauces au détriment du contenu et font maintenant des économies sur la qualité des produits. Jusqu'où iront-ils ? Jusqu'au réveil des consommateurs et au boycott des plats industriels ?

Une solution à ce type de problème : redécouvrir le plaisir de faire soi-même la cuisine.